A la fin mai, les résultats des échanges extérieurs indiquent : 19,7 Mds$ d’importation et 15,7 Mds$ d’exportations soit un déficit de 4 Mds$ de la balance commerciale et un taux de couverture de près de 80%.

L’évolution des échanges extérieurs montre principalement une très forte hausse des exportations d’hydrocarbures (96,2% des exportations totales) de 8,13 à 15,12 Mds$ grâce à la hausse des cours du Brent[1] (+36%, +14 dollars). Dans le détail : +3,7 Mds$ (+61%) pour le pétrole brut, +3,7 Mds$ (+175%) pour le gaz de pétrole et +640 millions$ (+35%) pour les produits raffinés.

Les exportations hors hydrocarbures (3,8% des exportations totales) ont progressé de 22% (de 487 à 594 millions $). Elles demeurent dominées par l’ammoniac (32%) les engrais minéraux ou chimiques azotés (19%) et le sucre (17%).

Les importations stagnent à la même valeur qu’à fin mai 2016 (autour de 19,7 Mds$). Ceci s’explique par une évolution en prix et en volume du même ordre, mais en sens opposé : + 6,3% pour les volumes et -6,3% pour les prix. Dans le détail, on notre une hausse en volume des importations des biens de consommation (+2,8%), une baisse de 4% pour les biens intermédiaires et une hausse de 20% pour les biens d’équipement. Pour les cette dernière catégorie, une grande partie de la hausse s’explique par la hausse des équipements destinés à l’industrie de montage de voiture.

Les principaux fournisseurs de l'Algérie sont la Chine (20%), suivie de la France (8%). L’Italie et l'Allemagne occupent la 3ème position avec (7%) chacune devant l'Espagne avec 6%.

S’agissant des principaux clients de l’Algérie, l’Italie occupe la 1ère place avec une part de 17% suivie de l’Espagne et de la France qui cumulent 12% des exportations chacune. Les USA (9%) sont en 4ème position devant les Pays-Bas et le brésil avec 6% chacun.

 

 

[1] Le Brent est le pétrole brut de référence pour le brut Algérien