A la fin du 1er trimestre de l’année 2017, les importations avaient atteint 11,7 Mds$ et les exportations 9 Mds. L’évolution des échanges extérieurs indique principalement une très forte hausse des exportations (+114%). En conséquence, le déficit de la balance commerciale s’est fortement rétréci : (-2,7 Mds$), son plus bas niveau depuis trois ans.

Evolution des importations et des exportations au 1er trimestre 2017
ANNEE 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 1er Tri 2015 1er Tri 2016 1er Tri 2017
Exportations 79,3 45,2 57,1 73,5 73,7 65,0 63,0 34,7 23,9 8,2 4,2 9,0
Importations 39,5 39,3 40,5 47,2 46,8 55,0 58,3 51,5 46,7 12,3 11,7 11,7
Taux de couverture 201% 115% 141% 156% 158% 118% 108% 67% 51% 67% 36% 77%
Solde de la balance 39,8 5,9 16,6 26,2 26,9 9,9 4,6 -16,8 -22,8 -4,1 -7,5 -2,7
 

Boostée par une conjoncture favorable des prix, la valeur des exportations d’hydrocarbures (94% du total des exportations) est passée de 3,96 à 8,42 Mds$ (+4,5 Mds$, +113%). Dans le détail : +2,1 Mds$ (+276%) pour le pétrole brut, +1,7 Mds$ (+76%) pour le gaz de pétrole et +617 millions$ (+67%) pour les produits raffinés. 

Les exportations hors hydrocarbures se sont établies à 547,3 Millions$ reparties principalement en demi-produits (78%) et biens de consommation alimentaires (16%). Leur valeur a fortement augmenté (+131%), du fait de la hausse conséquente des volumes exportés des demi-produits (+102%) amplifié par une hausse de 41% des prix à l’exportation. les exportations des biens alimentaires ont progressé de 33% en valeur suite principalement à une hausse de 21% des volumes exportés (+10% pour les prix).

Les importations stagnent à la même valeur qu’à fin avril 2016 (autour de 11,7 Mds$). Ce constat est dû à l’évolution de même ordre mais opposée des prix (-6,4%) d’une part, et des volumes importés (+6,8%) d’autre part. 

Les pouvoirs publics peinent, visiblement, à réduire réellement la facture des importations en grande partie incompressibles à court terme. Mais sous un autre angle  Sous un autre angle  la hausse des importations de biens d’équipement doit bien évidemment être interprétée positivement dans la mesure où elle reflète une hausse de l’investissement.

GU Valeur en Millions $ ∆ VALEUR ∆ Prix ∆ Volume Part
1er tri 2017 1er 2016
Alimentation, boissons, tabac 1 953,0 2 263,0 16% 10% 6% 19%
Energie et lubrifiants 283,6 218,1 -23% 27% -40% 2%
Matires premires 389,4 421,4 8% 9% 0% 4%
Produits bruts 25,8 21,1 -19% -8% -12% 0%
Demi-produits 2 959,9 2 669,7 -10% -15% 6% 23%
Equipements agricoles 121,4 178,0 47% -23% 91% 2%
Equipements industriels 3 963,7 3 933,5 -1% -13% 14% 34%
Biens de consommation 1 989,6 1 976,0 -1% -6% 6% 17%
Total 11 686,5 11 680,7 0,0% -6,4% 6,8% 100%

Les principaux fournisseurs de l'Algérie sont la Chine (21%), suivie de la France (8%). L’Italie et l'Espagne occupent la 3ème position avec (6%) chacun devant l'Allemagne avec 6%.

S’agissant des principaux clients de l’Algérie, l’Italie occupe la 1ère place avec une part de 19% suivie de l’Espagne et la France qui cumulent 13% et 11% des exportations respectivement. Les USA (9%) sont à 4ème position devant les Pays-Bas et le brésil avec 7% chacun.